Faciles à critiquer, impossibles à remplacer : repenser la place des festivals
La critique est aisée mais l’art est difficile… À l’heure où les œuvres peinent à être découvertes, financées, vendues et vues, les festivals demeurent l’un des derniers espaces où elles peuvent être sélectionnées, célébrées, débattues et vécues collectivement. Pourtant, leur rôle ne peut plus être considéré comme acquis. Alors que les séries ont développé leurs propres rendez-vous et que les médias interactifs et numériques sont confrontés à des enjeux comparables de visibilité et de légitimité, le modèle festivalier s’étend déjà bien au-delà du seul cinéma. Cette session s’interrogera sur ce que les festivals sont seuls à pouvoir offrir, sur les moyens de renouveler leurs publics et de préserver leur indépendance, ainsi que sur les évolutions nécessaires pour qu’ils demeurent des moteurs de découverte et de circulation des œuvres.