L’éducation aux images, un apprentissage fondamental pour le XXIe siècle
Les industries du cinéma et de l’image animée ont contribué à façonner la civilisation de l’image dans laquelle nous vivons. Elles peuvent aujourd’hui contribuer à retisser notre rapport aux images. Les défis auxquels elles sont confrontées sont aussi ceux de nos sociétés. À mesure que l’attention se fragmente, les espaces communs où nous regardons, ressentons et débattons ensemble tendent eux aussi à se réduire. À l’heure où les images semblent moins capables de rassembler et sont de plus en plus souvent utilisées pour diviser, l’avenir de ces industries passe par une réaffirmation de leur rôle dans la société. Donner davantage de pouvoir à la jeune génération, c’est lui permettre de mieux comprendre et maîtriser les images qui l’entourent : apprendre à s’orienter dans un flux ininterrompu de contenus, reconnaître les œuvres qui s’inscrivent dans la durée et comprendre que leur valeur est à la fois économique, culturelle et démocratique.
À l’ère des flux infinis et d’une consommation des écrans toujours plus passive, l’éducation aux images est devenue un apprentissage essentiel. Elle développe l’esprit critique, nourrit la curiosité culturelle et favorise un rapport plus actif et plus éclairé aux écrans. Elle constitue aussi l’un des investissements les plus importants pour l’avenir de la filière. Former les publics de demain suppose de donner aux jeunes les outils, l’envie et les occasions de découvrir des œuvres ambitieuses. La plénière de clôture marquera le lancement d’une initiative internationale d’envergure visant à faire de l’éducation aux images une ambition universelle. Elle entend soutenir le développement de programmes nationaux adaptés aux différents contextes culturels, éducatifs et technologiques, tout en favorisant le partage des méthodes et des expériences développées à travers le monde.